Le masque du réchauffement climatique

Publié le par Le Mirador

http://blog.rc.free.fr/blog_equipe/jean%20michel%20vernochet%202.jpgJean Michel Vernochet

Dans un discours très nuancé, le politologue Jean Michel Vernochet nous donne son point de vue sur le débat et la question du réchauffement climatique. Tout d'abord, il met en lumière les intérêts politiques qui gravitent autour de ce sujet ainsi que les différentes thèses qui s'opposent. Selon lui, le réchauffement est le sujet majeur du 21e siècle puisque toute la société est mobilisée autour de ce phénomène. De nombreux signes évocateurs tendent à démontrer l'augmentation d'un réchauffement du climat tels que la disparition de la calotte glacière arctique, la dislocation des grands glaciers antarctiques. Mais, Mr Vernochet montre aussi qu'une certaine partie non négligeable de la communauté scientifique nie l'existence de ce réchauffement ou plutôt, n'admet pas que les rejets anthropiques de C02 soient corrélés significativement avec la hausse des températures globales.

De plus, il met en évidence que le choix de la théorie actuellement adoptée est liée à des intérêts de notoriété scientifique, d'accès aux financements pour les laboratoires, de corporation. D'autre part, il explique que le réchauffement est aussi un outil pour faire accepter certaines mesures politiques à l'échelle planétaire comme se  fût le cas avec la menace terroriste et actuellement la crise financière. Une de ces mesures importantes serait de créer des embryons de gouvernement mondial. D'une autre manière, il permettrait de masquer d'autres sujets cruciaux tels que la pénurie d'eau, de pétrole, de la disparition des espèces. Ainsi, la mise en place de nouvelles réformes au niveau international est donc un des gros enjeux du débat sur le réchauffement mais n'est pas le seul puisqu'il y  a une réelle instabilité climatique. A titre personnel, il penche plutôt pour l'hypothèse du réchauffement. Concernant la thèse opposée, celle-ci repose sur le fait que le climat serait davantage influencé par des fluctuations naturelles à long terme telles que l'activité solaire, les explosions d'étoiles, l'activité volcanique,... En outre, le politologue explique que les partisans de cette théorie ont certaines orientations politiques comme Claude Allègre qui fait l'éloge du progrès ou certains néo-conservateurs aux USA et en France tels que le libéral Gérard Bramoullé
Il pose ensuite la question : Peut-on nier le réchauffement climatique ? Selon lui, il faut être nuancé. Le débat "réchauffement / pas réchauffement" est un faux débat. Néanmoins, quelque soit l'impact humain, il est nécessaire de prendre en compte  les émissions de CO2 puisqu'elles accentuent le processus et seront dans plusieurs décennies encore en train d'augmenter même si l'homme arrête complètement ses activités dès aujourd'hui. Il explique que le CO2 étant un gaz inerte et stable, il se dégrade difficilement naturellement. Il doit donc être absorbé soit par la couverture végétale, qui perd de plus en plus de superficie, soit par les océans. Il fait par ailleurs remarquer que ces derniers sont arrivés à saturation et qu'ils s'acidifient, engendrant la fin des mers froides en 2048 selon l'ensemble de la communauté scientifique. Il met l'accent sur le fait que ce sujet n'est quasiment pas abordé par les médias et politiques alors que les questions sont urgentes.

Selon lui, le sujet du réchauffement est un divertissement pour l'opinion car il n'y a pas de débat. Instaurer des taxes carbone au niveau planétaire n'est pas un moyen adéquat pour régler le problème. Ainsi, le réchauffement climatique s'inscrit dans une logique d'hypercapitalisme comme le conçoit Obama en souhaitant redresser l'économie à travers des taxes sur le CO2. En reprenant une phrase d'Hubert Védrine, Mr vernochet dit que notre système économique est la fois "prédateur et suicidaire" car lié à une idéologie de la croissance économique, non viable. En effet, raser la forêt amazonienne pour y cultiver du soja entraînera des excès de carbone. La croissance ne fonctionne donc pas. C'est pourquoi, il faut prendre le mal à la racine plutôt que d'imposer un système de taxes qui risque à terme de taxer les individus sur l'air qu'ils respirent.

En conclusion, Jean Michel Vernochet n'est pas catégorique sur la thèse unanime du réchauffement. Même s'il penche plutôt pour un réchauffement provoqué par l'homme, il dit qu'il faut aussi mettre en lumière les autres thèses qui minimisent l'impact humain sur la hausse des températures globales. Il montre surtout que la thèse du réchauffement est aussi un outil qui permet de faire accepter certaines mesures politiques tels que l'instauration progressive d'un état mondial par la biais d'un impôt planétaire sur le carbone. Il montre également que cette théorie permet de masquer l'opinion publique sur d'autres sujets cruciaux tels que la pénurie d'eau, de pétrole et la disparition d'espèces qui engendrera inévitablement la disparition de l'homme selon lui. Enfin, il  pense qu'un changement radical de notre système économique, basé sur l'idéologie de la croissance, doit s'opérer puisque celui-ci n'est pas viable. Un système de taxe ne comblera pas le problème puisqu'il risque à terme de dériver sur des mesures antidémocratiques en taxant l'individu sur l'air qu'il respire.

Durée totale des 4 parties : 32 min 21

Partie 1

Partie 2
Partie 3
Partie 4

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

lizier 20/03/2010 00:57


Salut,

Votre blog est pas mal du tout c'est sympa le contenu continuez comme ça.

Je suis graphiste depuis septembre arrivé à Montréal je vous invite à jeter un oeil à mes quelques créa à cette adresse : http://www.nicolaslizier.com/

A bientôt

Nicolas au Canada