La propagande des grands médias sur le Venezuela analysée par Michel Collon

Publié le par Le Mirador

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Le journaliste Michel Collon nous explique comment les grands médias nous informent sur le Venezuela. Ce pays, qui a connu de remarquables avancées sociales depuis l'arrivée d'Ugo Chavez, est diabolisé par la presse. Par ailleurs, le pays est en danger puisque les USA viennent de poser des bases militaires en Colombie. M. Collon analyse l'exemple des grands journaux français tels que Le Monde, Libération, Reporters Sans Frontières (RSF) en exposant tout d'abord quelques mensonges au sujet du Venezuela tels que :
- En 2002, Chavez a fait tirer sur la foule . C'était en réalité des snipers de la CIA et des puchistes
- En 2003, une grève est mise en place par les travailleurs du pétrole. C'était en réalité un coup monté du patronat et la direction du pétrole pour déstabiliser le pays
- En 2004, Chavez va perdre le référendum et s'il gagne c'est parce qu'il a triché. La réalité est que le scrutin était impeccable selon les observateurs internationaux
- Chavez est un antisémite. La réalité est que son discours a été tronqué
- Chavez veut être président à vie. La réalité est qu'il veut simplement être réélu
- Chavez veut créer un parti unique. La réalité est qu'il souhaite que la vingtaine des partis de gauche, qui le soutiennent, se rassemblent pour créer un parti de gauche unifié

Le journaliste met en évidence également ceux qui détiennent les grands journaux. Ainsi, Le Monde est détenu principalement par l'actionnaire Hachette (Lagardère), principal marchant d'armes en Europe. Le 2e actionnaire du Monde est le groupe espagnol Priza, détenu par Jesús de Polanco, qui édite de nombreux journaux en Espagne (dont El País) et en Amérique latine. Ce groupe est un véritable "empire" de presse en Amérique latine notamment avec le Grupo Latino Radio qui est le n°1 de la radio hispanophone. Polanco a construit cet "empire" avec le puchiste de 2002 Gustavo Cisneros, détenteur de la plus grosse fortune du Venezuela grâce à l'importation des produits provennant des USA et l'alliance avec les Rockefeller (Exon). Il cite également les financeurs de RSF de Robert Ménard qui sont : la CIA, le milliardaire spéculateur Georges Soros, les financiers du groupe Priza, Hachette, le fabriquant d'armes Serge Dassault,... .RSF bénéficie également de la publicité de l'agence Saatchi qui est la propriété du grand groupe français Publicis qui fait  lui même de la publicité pour embellir l'armée des USA. De plus, Publicis vend l'espace commercial du Monde et de Libération. Ainsi, connaître qui finance les grands journaux permet de mieux comprendre pourquoi ces derniers stigmatisent le Venezuela.
Selon lui, la guerre ne commence pas par des bombes mais par des médias-mensonges. Les médias sont complices de l'attaque qui se prépare. Pour lui, défendre le Venezuela c'est défendre aussi le droit à l'alternative puisque l'affaiblissement économique des USA les rend de plus en plus dangereux. Enfin, le Venezuela est aussi un exemple d'espoir dans le monde.

Durée : 14 min 18

Publié dans Amérique latine

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