Claude Bourguignon : "Autrefois, les blés mesuraient 1 m 50"

Publié le par Le Mirador

L'agronome Claude Bourguignon, qui travaillait à L'Inra (institut scientifique de recherche agronomique publique finalisée), met en évidence l'exécrable qualité des sols européens actuels. Pour lui, le mode d'agriculture d'aujourd'hui s'apparente à de la gestion de la pathologie végétale. Avant 1950, aucun pesticides n'étaient appliqués en Europe. Aujourd'hui, 3 à 4 traitements minimum sont appliqués sur les cultures de blé. De plus, pour éviter que ces derniers se cassent on leur injecte des hormones qui entraînent comme conséquences la diminution de la biodiversité, en particulier celle des plantes messicoles tels que les coquelicots qui sont des espèces inféodées aux cultures. Il prend l'exemple de la Hollande qui produit une agriculture extrêmement intensive et qui a perdu près de 75% de sa flore originelle. Selon lui, il ne peut y avoir qu'une agriculture pérenne seulement si les sols sont vivants, ce qui n'est plus le cas. En effet, un sol abrite une micro-faune importante qui lui permet d'être aéré et d'avoir une matière organique  décomposée. Il se pose la question de savoir si les gens sont si bien nourris puisqu'ils sont si souvent malades. Même si l'on évoque le fait que l'espérance de vie augmente, il montre que les gens qui vivent longtemps  aujourd'hui sont certainement ceux qui ont bénéficié dans leur jeunesse d'une alimentation plus naturelle. Il explique aussi que nous avons depuis 3000 ans jamais connu de périodes aussi sèches, c'est pourquoi les inondations sont en réalité certainement dues à une agriculture intensive qui créer des sols tellement compacts qu'ils ne peuvent plus absorber l'eau.

Durée : 4 min 18

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